10/06/2026

Bryan Lacroix, entraîneur de notre équipe D1 féminine futsal

Dans l’ombre de l’équipe Féminines Futsal de l’AS Musau durant les dernières semaines d’un championnat de Régionale 1 qui s’est achevé par notre accession en D1 nationale, Bryan Lacroix est aujourd’hui officiellement le nouvel entraîneur de notre équipe, portée par notre capitaine Fiona Bitterlin. Revenu d’Outre-Atlantique où il était gardien des buts du Sporting Montréal FC, coach de l’équipe féminine du même club et coach des gardiennes de l’équipe féminine futsal du Canada, voici Bryan Lacroix.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Bryan Lacroix, je suis né à Montréal (Canada) et j’ai 30 ans. Mon parcours a débuté en France, où j’ai occupé différents rôles techniques et sportifs dans des structures allant du niveau district jusqu’au plus haut niveau national, tout en évoluant comme joueur dans des environnements compétitifs.

Tu as connu plusieurs clubs ?

J’ai notamment entraîné l’équipe féminine senior du Reims Métropole Futsal, avant que le projet ne soit interrompu par la pandémie de COVID-19 après seulement quelques matchs amicaux. J’ai également joué pour les clubs de Reims Métropole Futsal et Paris Acasa.

L’obtention de mon BMF (Brevet de Moniteur Futsal) en apprentissage au sein d’un club de futsal m’a également permis de comprendre en profondeur le fonctionnement et les enjeux d’une association sportive.

En 2022, je suis reparti au Canada découvrir le futsal Outre-Atlantique. Avec d’autres passionnés, je me suis alors investi pleinement dans son développement, d’abord comme joueur et éducateur, puis entraîneur des gardiens et entraîneur principal, jusqu’à remporter plusieurs titres majeurs : Coupe du Québec, Championnat du Québec et Championnat canadien.

Parallèlement, en tant que joueur, j’ai participé à l’ensemble des camps de sélection de l’équipe nationale masculine canadienne entre 2023 et 2025. En 2025, j’ai intégré le projet de l’équipe nationale féminine canadienne en tant que responsable des gardiennes de but, avant de participer à la première Coupe du monde féminine de futsal de l’histoire aux Philippines comme entraîneur des gardiennes, assistant technique, responsable de l’équipement et analyste vidéo.

Comment es-tu arrivé à la Musau ?

Par l’intermédiaire de Thomas Lequin avec qui j’ai évolué avant 2022 au Reims Métropole Futsal. Il est arrivé en Alsace, il y a déjà plusieurs années et, quand je lui ai parlé de mon projet de revenir en France pour passer mes diplômes, il m’a orienté vers la Musau, un club qu’il connaît très bien car il a été engagé avec ce dernier et son équipe féminine par le passé. Quelques appels avec notre capitaine Fiona Bitterlin et les responsables du club m’ont conforté dans l’idée que l’AS Musau serait le club idéal pour mon développement, en tant qu’entraîneur en chef, pour ainsi découvrir le nouveau niveau national français.

Et que fais-tu aujourd’hui à l’AS Musau ?

Depuis le Canada, j’essaie de placer les pions pour préparer cette saison qui arrive à grand pas. J’ai assisté Fiona en distanciel dans l’analyse vidéo des derniers matches. J’aide le club à la mise en place de détections, à communiquer avec les nouvelles joueuses potentielles et à comprendre comment va s’organiser. Cette première année sera un test pour tout le monde, tant pour les équipes féminines futsal 1 et 2 qui évolueront respectivement en Division 1 Nationale et en Régionale 1.

J’interviens également sur l’aspect communication et marketing, en attendant mon arrivée physique à Strasbourg au 1er juillet 2026.

Sans compter la formation que tu vas suivre, financée par le club ?

Cette année, en parallèle de la gestion de l’équipe fanion de la Musau, j’ai pris la décision d’intégrer la promo 2026/2027 du Certificat Futsal Performance, afin de continuer à développer encore d’avantages mes compétences de gestion d’équipe et de projet club. L’intégralité de cette formation sera dispensée au prestigieux Centre National du Football à Clairefontaine. Cette aventure n’aurait pu être possible sans l’appui de l’AS Musau qui sera mon club associé ainsi que le financeur de cette formation.

Quelles sont tes premières impressions après quelques mois en distanciel ?

Je me sens très bien accueilli par l’ensemble du club, alors même que je ne suis même pas encore arrivé en Alsace. Cela en dit long ! Tous les échanges sont agréables et, depuis Montréal, plus les jours passent, plus je suis convaincu du très bon choix de m’engager avec la Musau pour notre développement mutuel. Et je trépigne d’impatience à l’idée de découvrir la totalité des membres du club et les infrastructures en place.

L’ambiance familiale est très bonne et je ressens un profond sérieux dans l’ensemble de nos échanges. C’est de très bonne augure.

Un argument pour inciter des joueuses à nous rejoindre ?

Il s’agit aujourd’hui de faire partie des pionnières du futsal en France et il n’y a rien de plus beau que de s’inscrire dans l’histoire de ce sport. Pour avoir personnellement joué un rôle dans la première Coupe du monde féminine de futsal de l’histoire, le sentiment de faire partie intégrante de quelque chose de si important est un sentiment indescriptible que tout athlète devrait ressentir un jour.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, l’AS Musau à toutes les cartes en main pour incarner un projet sérieux et exemplaire dans cette quête du championnat national féminin de futsal. Et cela passera par un groupe de joueuses motivées et dévouées à ce sport magnifique. Il n’y aura jamais meilleure opportunité que cette année, celle de la fondation du championnat !

UNrêve pour la Musau ?

Difficile de parler de rêve quand il s’agit d’une première saison pour tout le monde, mais j’aimerais que le nom de l’AS Musau continue de résonner comme un acteur important dans l’écosystème du futsal français, encore plus maintenant en tant que représentant de l’Alsace et du Grand Est dans ce nouveau championnat national à douze équipes.

Je rêve, et je ferai tout pour le réaliser, que notre façon de jouer soit appréciée par l’ensemble de la communauté futsal et donne des casse-têtes permanents aux dirigeants des 11 autres clubs de cette D1.

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