Tristan Durieux, apprenti Moniteur de Football à l’AS Musau
La dernière fois qu’on t’avait interviewé, tu étais en alternance chez Capcod pour ton DUT Informatique. Que fais-tu aujourd’hui ?
J’ai été recruté par le club, l’AS Musau, où je réalise mon apprentissage pour passer mon BMF, Brevet de Moniteur de Football. J’ai cours les lundis, mardis et vendredis au Centre de formation du Racing. Les autres jours, je travaille à l’AS Musau pour développer le projet sportif du club, grâce aux connaissances que j’acquière au fur et à mesure de ma formation.
Tu peux nous donner des exemples ?
La première chose que j’ai pu mettre en place concerne l’organisation et le déroulement des plateaux organisés les samedis matin pour les catégories U7 et U9. Ces plateaux réunissent en général huit équipes et une soixantaine d’enfants, avec leurs éducateurs et parents.
Je suis aussi en train de mettre en place une planification annuelle des thématiques et principes de jeu. Cela permettra à chaque éducateur, les entraîneurs de jeunes, de savoir ce qu’il doit faire avec son équipe, tout au long de l’année. A l’AS Musau, on compte une trentaine d’éducateurs, des U7 aux U18, filles et garçons.
Dans le cadre de tes études, tu dois aussi assurer le coaching d’une équipe pour justement mettre en place tes acquis ?
Oui, en plus de jouer en Senior 1, je suis l’entraîneur des U12 masculins. Je dois concevoir les séances d’entraînement et les animer. De même, je dois accompagner mon équipe lors des rencontres officielles et amicales. Mes études m’ont permis de professionnaliser mes méthodes d’entraînement et de perfectionner mes relations avec les parents, les équipes adverses, les arbitres et les officiels.
J’ai mon équipe, mais je dois aussi animer des séances et accompagner d’autres équipes, durant la saison.
Comment ça se passe avec les autres coaches ?
Franchement, bien. J’ai une bonne relation avec tout le monde. J’apprends d’eux et ils apprennent de moi. Ils voient mon recrutement au club comme une opportunité pour ma carrière, mais aussi comme une chance et une volonté du club de professionnaliser son projet sportif.
Je développe aussi des projets du club qu’on ne ferait pas s’il n’y avait pas une ressource recrutée pour les concevoir et les réaliser. Avec Tahina et Ayman, on a organisé un premier stage de perfectionnement technique qu’on renouvellera dans l’année. Ça fait longtemps que le club l’espérait.
Avec Hadou, je coorganise un certain nombre d’événements comme le tournoi futsall de janvier.
Et avec toi, Bernard, j’ai assuré le pilotage Du Stade vers l’Emploi qu’on a coorganisé en septembre avec France Travail et la Ligue du Grand Est de Football, ou la journée Droits aux buts qu’on a imaginé et déployé avec la Mission Locale.
Est-ce que tu vois déjà des améliorations au club ?
Oui. On voit des progrès surtout auprès des éducateurs qui ont envie de se former et de faire progresser leurs jeunes, tant sur le plan sportif qu’éducatif.
A côté du volet sportif, il y a le volet éducatif également que tu dois aborder ?
Je dois mettre en place au minimum cinq actions éducatives pour animer notre lieu de vie autour de piliers forts comme la santé, l’environnement, la culture foot, l’engagement citoyen, les règles du jeu et d’arbitrage, le fair-play, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Autant de projets que je vais menés en concertation avec Estelle et toi.
Dernière question, qu’espères-tu pour le club de la Musau ?
Que notre formation soit reconnue pour notre capacité à former des joueurs qui pourront aller au plus haut niveau, mais aussi des citoyens engagés notamment dans la vie du club.
Aujourd’hui, sur notre effectif de 25 joueurs de l’équipe 1 senior, dix sont aussi des éducateurs bénévoles des équipes de jeunes, masculines et féminines. Je rêve que leur exemple donne envie aux jeunes d’aujourd’hui de se former pour être les éducateurs de demain.
= 38 ? logoschrink = true : logoschrink = false" :class="{'w-[80px] ': logoschrink,'w-[130px] ': !logoschrink }">
