Une défaite et plein d’enseignements face à Diamant Futsal
Samedi 26/9/26 : AS MUSAU – DIAMANT FUTSAL : 2-6. Mi-temps : 0-3.
Gymnase Aristide Briand à Strasbourg. 222 spectacteurs.
Les buts : Léna Jouan (2’ et 22’), Léa Wioland (13’ et 16’), Inès Chasseloup de Laubat (34’) et Florine Didier (38’) pour Diamant Futsal. Fiona Bitterlin (36’ et 39’) pour l’AS Musau.
Nos bénévoles pour l’organisation et une bonne centaine de supportrices et supporters étaient à nouveau présents pour encourager l’AS Musau pour cette seconde journée de championnat de D1 nationale qui s’annonce passionant.
Après notre victoire à domicile face à l’US Beuvry lors de la première journée, nos féminines futsal recevaient l’équipe du Diamant Futsal.
Forte de leurs quatre joueuses internationales (notre ancienne capitaine Léa Wioland, Léna Jouan et Salomé Alberbide et Liza Queguiner) et de leur palmarès (championnes d’Ile de France sans interruption depuis 2023 et vainqueures de la Coupe nationale 2025), les joueuses d’Evry visent le titre de ce premier championnat de France de l’histoire.
Après une entrée des joueuses tenant la main de nos footballeuses en herbe, les grandes favorites de notre poule B de la D1 nationale n’ont pas tardé à faire parler la poudre.
Dès la 2’ quand Lena Jouan a tiré à l’instinct dans la lucarne de notre but. Nos adversaires ont poursuivi leur domination tactique, individuelle et collective pour creuser l’écart avec un sursaut d’orgueil de nos féminines en fin de match, grâce à deux buts de notre internationale Fiona Bitterlin.
A l’issue du match, Olivier Flick (président de l’AS Musau) a remis un bouquet de fleurs à Léa Wioland (Diamant Futsal), notre ancienne capitaine de l’AS Musau football et futsal.
L’analyse de ce match de haut niveau permettra certainement à notre coach Bryan Lacroix et ses assistants Matteo Narth et Jade Perney de tirer de nombreux enseignements avant nos deux déplacements à Hercules (17/10) puis Diamant Futsal (24/10).
Bryan Lacroix, ce match s’inscrivait un peu dans l’inconnu pour tout le monde ?
En fait, c’est toujours le problème avec un nouveau championnat. On se jauge quand le match commence. Diamant est une équipe qu’on connaît, mais on ne sait pas si leur approche dans un championnat de France nationale sera la même que quand elle jouait en Régionale 1 d’Île-de-France. Jouer contre Beuvry la semaine dernière ne nous a pas forcément aidé, parce qu’on a joué une équipe de futsal qui joue encore au football, alors que Diamant est une vraie équipe de futsal. Et on a vu qu’elles nous ont pris athlétiquement. Elles étaient plus fortes et tactiquement au-dessus. Techniquement, on aurait dû répondre présentes, mais il y a eu quelques lacunes. Maintenant c’est à nous de rebondir, surtout que pendant ce temps Beuvry a battu Herculès, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous.
Maintenant, on a trois entraînements par semaine pour ajuster les tirs et essayer de corriger ça. On a eu un sursaut d’orgueil à la fin du match et on a senti que le public en avait envie. Ça nous aide pour la suite. Et puis, il y avait encore plein de monde. Les supportrices et supporters étaient là et ça donnait la force aux filles.
Léa Wioland, ça t’a fait quel effet de revenir à Strasbourg et de jouer contre ton ancien club et tes copines ?
C’était particulier et c’était un peu un sentiment partagé. D’un côté hyper enthousiaste et de l’autre c’était particulier émotionnellement. L’ambiance était top. Je savais qu’on allait être bien accueillies et que vous alliez bien faire les choses : le gymnase et toute l’organisation sont dignes d’un match de D1.
Vous avez battu Herculès la semaine dernière, quelques conseils pour l’aS Musau ?
C’est une bonne équipe qui a grosso modo le même projet de jeu que vous – un bloc bas – mais avec peut-être un peu plus de d’histoire et d’expérience au niveau futsal. C’est une bonne équipe, mais je pense qu’elle est prenable par la Musau.
Elle est comment ta vie au Diamant Futsal ?
J’ai retrouvé un club familial qui partage les mêmes valeurs que celles que j’ai connues à l’AS Musau, où on est aussi bien traitées, les filles aussi bien que les garçons et que le handisport. Je me sens aussi un peu comme chez moi et c’est top. On est bien encadrées et on est mis dans de bonnes dispositions.
Et l’aventure continue aussi pour toi avec l’Equipe de France !
Oui l’aventure continue et ça dure depuis un petit moment. Je travaille pour que ça continue et c’est toujours avec beaucoup de plaisir qu’on porte le maillot de l’Equipe de France avec des matches internationaux assez dingues en termes d’intensité et de niveau.
Ce championnat de D1, c’est top pour l’équipe de France pour le football français ?
C’est essentiel d’avoir des matchs de bon niveau chaque week-end. On apprend des autres équipes qui ont chaque fois une idée de jeu précise, et c’est génial pour tout le monde.
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